Capital humain :Un pilier à… capitaliser au Cameroun

Capital humain :Un pilier à... capitaliser au Cameroun

20 Nov 2021 | ACTUALITÉS | 0 commentaires

Éducation, formation professionnelle et actions induisant un bien-être sanitaire et socio-économique sont envisagées, à l’effet de faire de la population camerounaise à la fois un facteur et un bénéficiaire du développement.

La transformation structurelle de l’économie nationale requiert la disponibilité d’un capital humain compétent et compétitif. Celui-ci représente un facteur indispensable pour le développement d’un secteur industriel dynamique et repose sur l’existence d’une importante main- d’œuvre bien formée et occupée de manière optimale ».

Sur la base de ce postulat édicté dans la SND30, la nouvelle stratégie de développement du Cameroun suggère la mise en œuvre de politiques de santé, de formation, de protection sociale (ambition de porter le taux de couverture sociale de 22% actuellement à plus de 50% d’ici 2030, NDLR) et d’éducation, qui « permettront le développement d’un capital humain sain et productif ».

Pour ce faire, au cours de la décennie courante, le gouvernement camerounais se propose de «promouvoir un système éducatif à l’issue duquel tout jeune diplômé est sociologiquement intégré, bilingue, compétent dans un domaine capital pour le développement du pays et conscient de ce qu’il doit faire pour y contribuer», souligne Pierre NGUETSE, Chef de la Cellule d’élaboration de la Stratégie Nationale de Développement au MINEPAT.


Pour atteindre cet objectif, le gouvernement s’emploiera, selon la SND30, à garantir l’accès à l’éducation primaire à tous les enfants en âge de scolarisation ; atteindre un taux d’achèvement de 100% au niveau primaire ; réduire les disparités régionales en termes d’infrastruc- tures scolaires et de personnel enseignant ; accroître l’offre de formation professionnelle et tech- nique de 10 à 25% au secondaire et de 18 à 35% au supérieur.

Sur ce dernier volet, il est égale- ment question, au plan opérationnel, d’aller bien au-delà des 1 648 centres et instituts publics et pri- vés de formation professionnelle offrant actuellement près de 240 spécialités de formation à plus de 45 000 apprenants chaque an- née. Par ailleurs, apprend-on, le gouvernement « entend introduire dans les contenus et programmes de formation, des enseignements re- latifs aux valeurs sociales et économiques nécessaires au renforcement de l’esprit patriotique et l’esprit d’entreprise chez les apprenants ».

Sur un tout autre plan, en plus de l’amélioration de l’accès à l’habitat, à l’eau (61% de la population en 2014) et à l’électricité (62,1% en 2016 sur une projection initiale de 70%), le nouveau cadre de référence pour le dévelop- pement du Cameroun anticipe sur des évolutions notables dans le secteur de la santé. En clair, au cours des 10 prochaines années, grâce à l’amélioration de l’offre sanitaire, le pays nourrit l’ambition de faire passer le taux de mortalité maternelle en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes ; ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1000 naissances vivantes au plus, et la mor- talité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1000 naissances vivantes au plus (contre 48 pour 1000 en 2018).

La SDN30 anticipe également une réduction d’au moins 30% de la prévalence et la mortalité des maladies transmissibles et non transmissibles ; une réduction de 2/3 de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans; la viabilisation de 80% des formations sanitaires intermédiaires et périphériques, etc.

Rosine Nkonla Azanmene

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