Mise en œuvre de la SND 30 : Les préalables administratifs, un impératif catégorique

Mise en œuvre de la SND 30 : Les préalables administratifs, un impératif catégorique

20 Nov 2021 | ACTUALITÉS | 0 commentaires

Communication tous azimuts, dispositif de pilotage et de suivi-évaluation, mise en cohérence des stratégies sectorielles, réformes réglementaires… sont autant de chantiers qui devront précéder l’implémentation de la nouvelle stratégie de développement.

C’est un secret de polichinelle de dire que la SND30 est un gigantesque chantier, qui de ce fait, a grand besoin de fondations solides. L’une de ces fondations, selon les concepteurs de la stratégie, est la communication. « La communication permettra de renforcer le dialogue autour des questions clés de la stratégie et favorisera la dissémination des informations à tous les niveaux », souligne le document, qui exalte ainsi l’utilisation tous azimuts des canaux disponibles, aux fins d’une meilleure appropriation de la SND30 par les différents acteurs.

Ce volet est d’autant plus capital que, apprend-on officiellement, « la communication a constitué un maillon faible dans la mise en œuvre du DSCE ».

Par ailleurs, en concomitance avec le déploiement de la communication autour de la stratégie, qui «doit se faire avant et pendant» la mise en œuvre de la SND30, ses concepteurs soulignent la nécessité de mettre en place une structure de pilotage et de suivi-évaluation. Il s’agit du Conseil national de planification et d’aménagement du territoire, qui, en plus des autorités publiques, comptera dans ses rangs des représentants du secteur privé et de la société civile.

Cette superstructure chapeautée par le Premier ministre aura pour missions principales «de superviser la mise en œuvre de la stratégie ; définir les plans de mobilisation des ressources nécessaires ; valider les programmes des différentes administrations publiques à exécuter au titre du plan d’actions prioritaires de la stratégie et orienter en conséquence la programmation budgétaire ; apprécier les résultats, les effets et impacts de la mise en œuvre de la stratégie sur le développement économique et social du pays, à travers le suivi régulier des indicateurs clés ; veiller constamment à l’alignement et la cohérence de l’ensemble des plans d’action sectoriels, ministériels, régionaux et communaux sur les priorités définies dans la stratégie ».

Relecture du cadre légal et réglementaire sur le mix énergétique,

Sur ce dernier volet, il faudra préalablement adapter pas moins d’une cinquantaine de stratégies secto- rielles à la nouvelle stratégie nationale de développement, avec en prime l’adoption d’une « loi portant cadre général de la planification ». Ce texte réglementaire définira l’articulation entre ces différents instruments et la stratégie nationale, apprend-on officiellement.

Dans le même ordre d’idées, insistent les experts ayant travaillé sur la SND30, plusieurs réformes doivent être conduites. Il en est, par exemple, de la relecture du cadre légal et réglementaire sur le mix énergétique, en vue de la promotion des énergies renouvelables telle que la biomasse-énergie; la mise en place de l’agence de promotion des exportations, ou encore la relecture du cadre légal et réglementaire régissant le régime foncier et domanial, afin de le mettre en cohérence avec l’industrialisation annoncée, la modernisation de l’agriculture, le développement des villes, de l’immobilier et du logement…

Dans le même temps, apprend-on, de nombreuses autres réformes doivent être conduites ou alors être simplement finalisées. Il s’agit, entre autres de l’adoption des textes d’application du code minier; la mise en place effective de la Caisse de dépôts et consignation (CDC), d’une banque de financement des investissements, de la Banque camerounaise d’Import-Export (Exim Bank), d’un fonds souverain pour accompagner les investissements dans les secteurs moteurs de l’industrialisation ; ou encore la réforme du cadre légal sur le statut de la diaspora camerounaise, afin d’optimiser sa participation au développement du pays.

BRM

Une loi pour assurer une meilleure planification

Conscient des efforts de planification nécessaires pour asseoir l’opérationnalisation de la SND30, le gouvernement a prévu de soumettre au parlement un projet de loi portant cadre général de la planification.

Elle définira l’articulation entre les différents instruments et la stratégie nationale. Il s’agit des schémas d’aménagement du territoire; des stratégies sectorielles et thématiques; des plans intersectoriels; des plans d’aménagement; des plans régionaux et communaux de développement; des projets structurants; des instruments de cadrage à moyen terme (CBMT, CDMT); des programmes budgétaires au niveau national et local; des programmes de coopération; des sous-pro- grammes des établissements publics; des dispositifs de contrôle de gestion…

Il s’agira, en effet, de réaliser l’ensemble des études de faisabilité des plans, programmes, projets phares, ainsi que les réformes pré-identifiées. Ces exercices exigeront des efforts de budgétisation conséquente au cours des trois premières années de mise en œuvre de la stratégie.

AO

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